03/09/200831/08/2008Vouloir résoudre la question du bien et du mal, c'est comme jouer à pierre papier ciseau contre soi-même; on a perdu d'avance. 29/08/2008Ca aussi, c'est dit..."Chefs d’entreprises, vous n’êtes pas tous des salauds"
Claude Bébéar, président d’honneur d’Axa Ca, c'est dit...« J’aime les gens… même si j’aime le profit aussi. »
Marc Riboud, président du groupe Danone 26/08/200825/08/200824/08/200822/08/2008Ce matin j'ai chîné une japonaiserie hollandaise
Et dire que je connais des gens qui ont dépensé jusqu'à dix (10!) euro pour cette croute...
Où va le monde?
Contre-jour
Le 4 septembre sortira enfin Contre-jour de Thomas Pynchon. Traduit par Claro, ça s'annonce comme LE roman de la rentrée littéraire. Et je suis tout heureux.
On pouvait distinguer, largement indifférent aux allées et venues
sur le pont, allongé à un bout de la nacelle, sa queue battant de temps
à autre les planches de manière expressive, le nez entre les pages d’un
volume de Mr Henry James, un chien de race indéterminée, captivé
selon toute apparence par le texte qu’il avait sous les yeux. Depuis que
les Casse-Cou, au cours d’une mission confidentielle dans la Capitale
de Notre Nation (cf. Les Casse-Cou et l’Idiot malfaisant), avaient arraché
Pugnax, alors encore un chiot, à une rixe féroce à laquelle se livraient, à
l’ombre du monument dédié à Washington, des meutes rivales de chiens
errants du District, il était dans son habitude d’examiner tout ouvrage
imprimé se trouvant à bord du Désagrément, des traités d’aéronautique
jusqu’aux écrits les plus futiles, tels que les « romans populaires » – bien
que sa préférence parût aller davantage aux récits sentimentaux mettant
en scène sa propre espèce qu’à ceux qui exposaient les excès du comportement
humain, qu’il trouvait un tantinet choquants. Il avait appris,
avec cette bonne volonté caractéristique des chiens, à tourner les pages
avec une extrême délicatesse, en se servant de sa truffe ou de ses pattes, et
quiconque l’observait ainsi concentré ne pouvait s’empêcher de remarquer
les expressions changeantes de son visage, en particulier les sourcils inhabituellement
mobiles, lesquels contribuaient à une impression générale
d’intérêt, de compassion et – il était difficile d’en conclure autrement – de
compréhension.
En vieil habitué de l’aérostat, Pugnax avait également appris, comme
le reste de l’équipage, à répondre aux « appels de la nature » en s’exécutant
dans la partie sous le vent de la nacelle, causant quelque étonnement
parmi les populations terrestres, mais la chose n’était ni assez fréquente
ni assez notoire pour que quiconque aille signaler et encore moins
rassembler des témoignages concernant ces agressions scatologiques
venues du ciel. Celles-ci étaient plutôt intégrées au folklore, au monde
des superstitions, voire, si l’on ne craint pas d’étendre la définition, au
domaine religieux.
Darby Suckling, s’étant remis de sa récente excursion dans l’atmosphère,
aborda le studieux canidé. «Dis donc, Pugnax – qu’est-ce que
tu lis là, mon vieux ? »
« Rr Rff-rff Rr-rr-rff-irrf-rrf », répondit Pugnax sans lever les yeux, sur
quoi Darby, s’étant accoutumé comme les autres membres de l’équipage
à la voix de Pugnax – plus compréhensible, franchement, que certains
des accents américains régionaux qu’entendaient les garçons au cours
de leurs voyages –, interpréta comme suit : « La Princesse Casamassima. »
« Ah. Une… mièvrerie italienne, je parie.
pour lire le début et la suite, c'est ici21/08/2008"J'écris parce que je suis cerné par ces dangers. Ils m'apparaissent tous les jours et les gens refusent de les voir. Ils font semblant de croire qu'il n'y a rien de plus dangereux que les rues du South Bronx et le métro de New York après 1 heure du matin..."
Don DeLillo 20/08/2008
Bon anniversaire Howard Phillips Lovecraft 17/08/2008Sortir en boite gay peut vous donner une furieuse envie de devenir terroriste 16/08/2008Le reste n'est que littératureLe registre des romans de Dostoïevski présente parfois, par rapport à celui des romanciers "psychologues", la même différence que, par rapport à un jeu de cartes normal, un jeu de cartes dans lequel on a introduit un joker.
Julien Gracq, En lisant en écrivant. Ecrire sur l'architecture n'est pas comme l'histoire ou la poésie. L'histoire captive le lecteur par sa nature même, car elle contient l'espoir de diverses péripéties. La poésie, avec ses mesures et sa métrique, son raffinement dans l'arrangement des mots et l'expression en vers des sentiments des divers personnages les uns pour les autres, enchante la sensation du lecteur et l'amène en douceur jusqu'à la fin de l'oeuvre.
Mais cela ne peut être le cas des traités d'architecture, car les termes qui ont leur origine dans les besoins particuliers de cet art obscurcissent les idées de par la nature inhabituelle du langage employé. Par conséquent, comme les choses elles-mêmes ne sont pas bien connues, et que leurs noms ne sont pas d'un usage commun, si en plus de cela les principes sont décrits d'une manière très vague sans la moindre tentative d'être concis et d'expliquer les choses en quelques phrases limpides, une telle plénitude et amplitude de traitement ne sera qu'une gène et ne donnera rien d'autre au lecteur que des notions indéfinies.
Ainsi donc, quand je mentionnerai des termes peu courants, et les proportions symétriques de parties de bâtiments, je donnerai de courtes explications, afin qu'ils puissent être mémorisés, car ainsi exprimés, l'esprit aura la capacité de les comprendre plus facilement.
Vitruve, De Architectura 15/08/200814/08/2008hein?!?If you're good at something, never do it for free
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